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Le twirling

Le twirling regroupe beaucoup de techniques diverses de rotation autour des doigts et il faudrait pour être complet les traiter toutes, ce qui n'est pas vraiment le but de cette fiche. Nous verrons cependant un certain nombre de points qui pourront vous aider.

Les rotations lame vers l'extérieur

Les rotations lame vers l'exterieur

Ces rotations peuvent se faire indistinctement sur le pouce, l'index, ou un autre doigt, dans le sens horaire ou antihoraire, dans un plan vertical ou horizontal. Leur seul point commun est que la lame reste « à l'extérieur » comme sur la photo ci contre.

L'exemple qui suit est une rotation autour de l'index mais cela n'a rien de limitatif, les traits principaux sont applicables à la plupart des rotations.

Durant une rotation, à un moment, aucun des manches n'est tenu en main. C'est de la qualité du contact entre le doigt qui sert d'axe à la rotation et le couteau-papillon que tout dépend. Pendant cette phase de la rotation, voilà quel est le « contact idéal » :

Contact idéal à la rotation

Le doigt de rotation se retrouve pincé entre les deux manches (à cet instant les deux manches sont lâchés). Le point important est que le talon de la lame est en contact avec le doigt. C'est ce contact là qu'il est important de conserver pendant la rotation. Dans cette position, les actions des deux manches se trouvent équilibrées. Par force centrifuge, les branches tirent un peu vers l'extérieur, plaquant le talon au doigt. Vous devez avoir l'impression que le balisong est « à cheval » sur votre doigt.

Observons sur la figure suivante le déroulement d'une rotation classique :

Séquence de déroulement d'une rotation classique

Au début, l'index est tenu assez près du talon de la lame, à une distance qu'il faut choisir de manière à ce que quand le balisong vienne « s'enrouler » autour du doigt de rotation, le talon de la lame se trouve bien en contact avec l'index. Ce n'est qu'une fois que l'on a ce contact que les manches sont lâchés et que la rotation commence. A la fin, il s'agit de la même chose en sens inverse : un manche est saisi puis le contact doigt-talon de la lame est rompu, puis le couteau-papillon se « déroule ». Cette idée d'enroulage/déroulage est assez importante. En fait si la tenue du début est correcte, c'est-à-dire si le doigt de rotation est positionné de manière à bien s'enrouler par la suite et à avoir un bon contact avec le talon, alors, la figure a les meilleures chances du monde de bien se dérouler.

Plus tard, si vous le souhaitez, vous pourrez tenter la même figure sans le contact doigt-talon. Il s'agit alors quasiment d'un aerial. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas une figure à recommander à un débutant. Il est en effet plus important dans un premier temps d'acquérir un bon feeling au niveau de l'enroulage et du contact.

Les rotations lame à l'intérieur

Les rotations lame à l'intérieur

Comme pour les rotations lame à l'extérieur, le doigt, le sens de rotation et la position verticale ou horizontale importe peu. Ce qui nous intéresse est que comme sur la photo ci-contre, la lame est « à l'intérieur » des branches.

Le contact est différent du cas précédent. Le doigt est « pincé » entre d'un côté le manche secondaire et la lame et de l'autre le manche principal. Attention, cela semble évident mais assurez vous bien que ce soit le dos de la lame et non son tranchant que vous avez contre la peau.

Notez aussi qu'il y a un « sens », contrairement à la figure précédente où l'on peut intervertir les deux branches. Ici c'est toujours la branche principale qui est en avant et l'ensemble lame-branche secondaire, plus lourd, qui « pousse » en arrière.

La vitesse de rotation joue un rôle important. Il faut trouver la bonne vitesse afin de conserver les 2 contacts sur le doigt. Si vous en perdez un, la perte de contrôle suis généralement de très près.
-si vous tournez trop vite, l'ensemble lame-branche secondaire, plus lourd, est emporté par la force centrifuge, vous perdez ce contact et le balisong part, entraîné par l'élan. Attention, en cas de forte vitesse, le balisong peut être projeté assez loin et assez fort. Ne pratiquez pas cette figure à hauteur de visage ni trop près d'autre personnes !!!!
-si vous tournez trop lentement, l'ensemble manche secondaire-lame n'a pas assez d'élan pour être plaqué contre le doigt. Vous devriez en effet avoir l'impression que c'est l'ensemble lame-branche qui pousse.

Charlie Chaplin

Pour travailler cet aspect vitesse de rotation, essayez de maintenir votre couteau-papillon en rotation horizontale continue autour de votre index (voir ci-contre). Cette figure, le Charlie Chaplin (en référence à la rotation de la canne de Charlot) devrait bientôt faire l'objet d'un tutorial sur ce site. Sachez cependant que le doigt reste droit et que c'est uniquement le mouvement du poignet qui donne l'élan.

Nous allons, comme pour le cas des rotations lame vers l'extérieur, insister sur l'importance du placement initial du doigt de rotation. Ici aussi, il faut le placer de façon, à ce qu'une fois que le balisong se sera « enroulé » autour du doigt, les deux contacts (branche principale d'un côté, ensemble lame-branche secondaire de l'autre) soient assurés. Une fois ces deux contacts pris, vous pouvez lâcher les manches. La suite consiste à les conserver jusqu'au moment où vous saisirez à nouveau un des manches. Alors, comme dans l'autre cas, il ne vous restera qu'à « dérouler » le balisong du doigt.


Ici, l'index est placé correctement. En effet, le couteau-papillon va dans un premier temps se refermer. La lame va venir s'enrouler autour du doigt. Si vous placez le doigt de rotation trop près de la lame, elle ne pourra pas se fermer suffisamment, votre doigt faisant butée contre la lame. Si vous le placez trop loin, la lame tournera autour de votre doigt sans venir au contact de celui-ci, et vous perdrez le contrôle. La distance idéale est une largeur de doigt.

4- "Transferts et conclusion" 2- "Le flipping et l'amorti"