Paulo SIMOES

Portrait de Paulo SIMONES
  • Nom: Paulo
  • Prénom: Simoes
  • Pays: FRANCE (Normandie)
  • Site web: En construction

Pourriez-vous en quelques lignes dresser un autoportrait ?

J'ai 33 ans, je vis en Normandie, coutelier forgeron et infirmier au SAMU.Passionné de self défense, sécurité perso d'armes et surtout de couteaux depuis mon plus jeune âge.

Comment en êtes vous venus à produire des balis ? Et pourquoi l'appréciez vous particluièrement ?

J'ai découvert le balisong il y a 17 ans lors de ma rencontre avec Fred Perrin dans un club de Tae kwon do. Le bali est très vite devenu mon couteau préféré.
J'apprecie le bali car c'est couteau simple et robuste, il peut s'utiliser ouvert ou fermé.Il peut être de poids ou de taille très differents selon ses goûts tout en restant utilisable et agréable. Enfin il est facilement réparable ou modifiable.
Dans ma pratique de la coutellerie j'aime fabriquer de tout et ne pas me limiter à un style de couteau. J'ai donc trouvé logique de fabriquer des balisongs, d'autant plus que j'apprecie beaucoup ce couteau et qu'il correspond à ma vision du couteau.

Quelle est votre source d'inspiration, votre muse ?

Mes sources d'inspiration sont varirée et selon mes humeurs et envies.
Je n'ai pas de muse en particulier.

Que recherchez vous dans un couteau ? Et en particulier dans un balisong ?

Ce que je recherche dans un couteau c'est qu'il soit robuste, utilisable, agréable en main et surtout qu'il coupe bien.
Pour le bali il faut en plus qu'il soit agréable à flipper. En général je préfère les bali sans latch.

Avez-vous un bali comme EDC ?

J'ai toujours au minimum un couteau sur moi et bien souvent un balisong.

Flippez-vous un bali ?

Bien que beaucoup moins qu'avant, je flippe les bali assez regulierement par plaisir et pour me détendre, c'est pour moi un bon anti stress.

Comment décririez-vous vos créations ?

Il est difficile de décrire objectivement ses création, mais je dirait que mes couteaux sont robustes et tranchants, faits pour être utilisés autant pour les flipper que comme couteaux de tous les jours.

Quel conseil pourriez vous donner à un coutelier amateur ou professionnel qui veut commencer à réaliser des balisongs ?

A ceux qui voudraient se lancer dans la fabrication de bali je dirais simplement : lancez vous, faites vous plaisir en commencant avec des modèles simples et des matériaux peu chers et faciles à travailler. Prenez conseil auprès de ceux qui en ont l'habitude, car c'est aussi notre rôle que d'informer et renseigner les passionnés de couteaux.

Comment pensez-vous que le monde du Bali va évoluer dans le futur?

Je pense que le bali se démocratise et perd peu à peu sa mauvaise image de couteau de voyou, grace notamment aux forums et des membres très actifs. Il faut d'ailleur les en remercier.
De plus en plus de couteliers, qu'ils soient professionnels ou pas se mettent à produire des balis. D'ailleurs une bonne partie des plus belles réalisations que j'ai pu voir dernièrement on été faites par des hobbyistes, preuve d'un engouement pour le bali et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir 50 ans de pratique ni un atelier équipé comme la NASA.
Simplement j'espere que la recherche de l'esthétique et des belles matières ne se fera pas au détriement de la fonctionnalité, car le bali reste avant tout un couteau et un outil.

Merci Paulo d'avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Paulo SIMOES